L’image qu’on a du Jam, c’est celle d’un bébé qu’on a vu naître puis grandir, trébucher puis apprendre à marcher, jusqu’au jour où on le voit prêt à souffler sa dixième bougie. Et on ne pouvait que concoter quelque chose de grandiose à la hauteur d’une telle célébration.

Si dans ce qui précède nous avons parlé d’une « image » projetée dans nos esrpits, ce n’est pas par pur hasard , ce n’est qu’un avant-goût pour vous immerger dans le monde de cette 10ème édition, l’édition X . Ce monde n’est autre que celui du « brassage audiovisuel et du futurisme ».

A peine franchi les portes du hall, on était téléporté vers un autre univers. Le plafond était décoré de plusieurs fils métallisés et de CDs suspendus à leurs bouts, qui une fois illuminés réverbaient un arc-en-ciel de couleurs. Un photobooth était aménagé pour pérenniser l’expérience, petit coin éclairé à la lumière noire où les spectateurs pouvaient prendre des photos assez originales avec des accessoires fluos. On retrouvait également un mini bar qui servait à éteindre un peu la faim et la soif qui habitaient notre public. Et au fur et à mesure qu’on se rapprochait de la scène , sur les vitres étaient accrochées les lettres éponymes de cette édition du Jam : « JAM X »

Sur scène, en dehors des quelques instruments gisant çà et là, un écran impressionnant attirait tous les regards. On y voyait défiler des animations visuelles fascinantes en harmonie avec la musique. Le « VJing » occupait les lieux et les esprits .

Venons-en justement à la musique ! Les prestations se succédaient sur scène, les unes plus surprenantes que les autres. Depuis l’intro made in Ciné Radio qui était un mélange unique funk et électronique, les titres musicaux s’enchaînaient avec toujours la même frénésie et la même énergie.

Avec le titre « Under the bridge » des Red Hot Chili Peppers, on a clôturé le concert mais pas le show car comme le chantait si bien Freddie Mercury « The show must go on ». Pour les dix ans du JAM ce n’est jamais assez, et pour le brassage audiovisuel ça ne pouvait pas s’arrêter ici. « Last one for the road », le Club Ciné Radio a préparé en plus du rituel des années précédentes, en plus des voix ensorcelantes, un mapping outdoor à couper le souffle. Pendant plus 3 minutes, les murs de l’INSAT se sont transformés d’une surface froide et statique à une surface animée et hypnotisante. C’était un show comme on en aura rarement vu, une vraie immersion dans un autre monde.

Le Jam X était une de ces nuits à garder dans l’esprit, un très beau voyage mais il demeurait juste une escale pour les éditions à venir.